Posté le 25.01.2008 par darknesspassion
Mes pas s'effaçeront sur le sable glaçé,
Au fil de ma lutte aux douleurs répétées,
Mais viendra un jour où le combat prendra fin,
Lorsque ma vie prendra alors un autre chemin...
.Shadow of Apocalypse.
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Posté le 25.01.2008 par darknesspassion
Un déclic..
Si froid et lourd,
Qu'il m'en arrache des frissons,
Si lent et court,
à l'odeur âcre et douce d'un poison...
Un déclic..
Long et sinueux,
Qui coulent sur les murs,
À l'écho amoureux,
Se répercutant sur mon futur..
Un déclic..
Éternel,
Où le soleil n'éclaire plus,
Immortel,
Où les derniers Anges se sont perdus...
Un déclic..
Sans couleur,
Où mes yeux sont mortellement crevés,
Sans aucune douceur,
Mes lèvres sont maintenant baillonées...
Une détonation..
Peut-être qu'il est aujourd'hui venu temps,
Les larmes ont sans doute trop coulées,
Il faut bien du courage pour répendre son sang,
Mais la différence se nomme de nos jours lâcheté...
.Shadow of Apocalypse.
Posté le 25.01.2008 par darknesspassion
Je ne suis qu'un amas de chair fétide et putride, il serait donc préférable que je me suicide...
~Eyes Of Doom~
Posté le 25.01.2008 par darknesspassion
Ces êtres inutiles ne devraient pas avoir le droit d'exister, ils ne sont que des obstacles à la félicité...
~Eyes Of Doom~
Posté le 25.01.2008 par darknesspassion
Je ne sais rien faire d'autre que de me détruire... Car la Vie ne m'a appris que le verbe mourir...
~Eyes Of Doom~
Posté le 24.01.2008 par darknesspassion
J'ai l'impression de vomir chaque chose que je regarde... Ma mine se fait de plus en plus blafarde...
~Eyes Of Doom~
Posté le 24.01.2008 par darknesspassion
J’ai toujours été attiré par le Mal, je n’ai jamais eu peur de lui... Je sais où est le bien, je sais où est le devoir... Je sais quel est mon fantasme... J’ai conscience de mon appartenance à cette race malade qu’est devenue l’humanité...
Depuis toujours je le savais... Il fallait simplement qu’un déclic lance le processus de réflexion qui aboutit directement à la conclusion logique... Je suis maudit... Ce corps étendu devant moi me le dit, me le crie... Le sang qui ruisselle de son crâne, les vêtements déchirés, l’odeur de la peur et de la mort, l’odeur âcre et rance de sa terreur et de sa déchéance... Elle m’avait provoqué... Elle avait cherché, elle, pauvre âme mortelle et misérable, à m’emmener dans sa direction, vers ces chimères blafardes que sont le bien et le pseudo amour...
Ma race est maudite aussi... Mes semblables ne cherchent qu’à se détruire... Depuis la nuit des temps... Et il en sera ainsi pour l’éternité... Cette éternité que je passerai à voir le Mal ronger les hommes comme une gangrène lépreuse...
Les hommes... Pauvres fous... Pauvres organismes sous développés, incapables de voir leur propre malheur... Cherchant à construire, cherchant à posséder... Toujours plus, toujours plus grand, toujours plus "beau"...
Étendu sur le dos, au milieu d’une cour crasseuse, le sang de cette femme coule entre les pavés jusqu’à la bouche d’égout où il se mélange aux déchets générés par la vie de ses semblables... Eaux usées et vermine... Voilà la belle sépulture dans laquelle toutes les belles pensées de l’humanité l’auront menées... Pauvre folle...
Jamais mon intégrité ne sera ébréchée... Je me dois de rester pur car ma damnation l'exige... Afin de voir et de savoir... Parce qu’il doit en être ainsi...
Je distingue encore des morceaux de son visage... Un œil repose près de mon pied... Un œil qui me regarde et cherche désespérément une réponse... Un œil empli de terreur et d’incompréhension... Lentement je lève un pied, je le pose sur l’œil qui me dévisage, masquant ainsi le regard d’horreur... Lentement, je laisse le poids de ma jambe se reporter dessus... Je ressens d’abord comme une légère résistance, juste à l’endroit où se trouve l’œil... J’accentue donc la pression... Je ne pensais pas qu’un œil serait aussi résistant... Et soudain, un frisson de plaisir me parcourt tout entier... Je viens de sentir le globe éclater sous mon poids... Un bruit mou, humide, accompagne l’agréable sensation... Et soudain, je ressens le désir de parfaire le schéma... De compléter le tableau... Le corps est trop reconnaissable... Trop humain, trop entier...
Alors, ramassant le couteau sur le sol, je lacère le corps de dizaines de coups... Je plante la lame, qui pénètre tendrement dans la chair, après avoir vaincu la résistance inutile de la mince bande de peau, puis je tire vers moi, la pointe légèrement en avant, jusqu’à être bloqué par un os... Alors je ressors la lame sanglante et la replonge... Et ressors, et replonge, et ressors, et replonge… Des ondes de plaisir me parcourent le corps... Poussant un gémissement de jouissance, je lâche le couteau et je plonge les mains dans les viscères encore chauds de ma victime... Entre mes doigts, je sens s’enrouler les entrailles de la femme... Je lève les mains et les sens glisser entre mes doigts...
Je finis par m'éloigné, et m'allonge sur le sol glacé... Je sens alors sur ma joue les picotements gelés des premiers flocons de neige... Je me sens soudain éreinté... Je ferme les yeux un instant... Je me rappelle alors que dans ma lutte avec cette humaine, elle avait réussi à me planter une petite lame... Celle-là même dont je m'étais servi pour la massacrer... Je m’aperçois alors que mon propre ventre est transpercé de part en part...
Lentement, la main glacée de la mort se referme sur mon coeur... Mais bientôt je le sais... L'humanité me suivra... Patience donc...
Car nul ne sortira vainqueur de cette guerre que l'on nomme la Vie...
~Eyes Of Doom~
Posté le 23.01.2008 par darknesspassion
Perdue dans les lymbes de la peur, où la violence de la vie cotoit le malheur...
.Shadow of Apocalypse.
Posté le 23.01.2008 par darknesspassion
Elle contemple la terre,
Du haut de ses montagnes sauvages,
Lorgnant sur cet Enfer,
Cerné en contour de larges grillages...
Elle laisse couler ses larmes,
Dans ce ciel chargé de pollution,
Alors qu'au sol crachent les armes,
Noyées dans les gaz de leur poison...
Elle observe les villes,
Monstres infâmes aux crocs accérés,
Où grouillent des vers fébriles,
Perdus dans le ciment et le béton armé...
Elle fait tanguer les flots,
D'une mer noire de désespoir,
Où plongent déjà des paquebots,
Vidant leur pourriture à la lueur du soir...
Elle s'arrête sur le damier des plaines,
Où circulent des pions cracheur de fumée,
Des carambolages de pathétique haine,
Où bon nombre se font pitoyablemment tuer...
Elle respire les affres souillées,
Des déserts intempestifs,
Où l'homme a déjà débarqué,
Les rendant maladifs...
Elle entend les cris de ces oiseaux d'acier,
Qui déchirent les cieux grisâtres,
Laissant des traînés lentes et glacées,
Aux croûtes rouges et noirâtres...
Elle supplit en voyant ces bâtons métalliques,
Pointés entre les yeux de bêtes innocentes,
Qui d'un lent et triste déclic sadique,
S'éteignent doucement, l'âme mourrante...
Elle croit s'enfuir dans la voûte céleste,
Mais ne fait que se frapper aux étoiles de fer,
Qui peuple l'espace et ses fades restes,
Où la pourriture humaine a déjà souillé l'air...
Elle ne distingue plus que la lumière de la lune,
Où l'on a déjà planté une lance en son coeur,
Nous avons violés la Nature et ses dunes,
Faisant pourrir en son centre cette pâle fleur...
.Shadow of Apocalypse.
Posté le 23.01.2008 par darknesspassion
Le premier des homos sapiens sapiens à faire preuve de romantisme eut sans doute la brillante idée pour plaire à sa dulcinée de ne pas la rouer de coups de massue avant de la tirer par les cheveux jusqu’à son nid douillet d’amour pour l’y violer sauvagement...
Au contraire, pour se démarquer de ses congénères, (peut être pas encore il est vrai en ayant conscience qu’il venait ajouter une couleur primaire dans le spectre des altérités comportementales), il faisait preuve de milles attentions à son égard en lui offrant moult baies sauvages, cuisses de mammouths, poissons fraîchement péchés et autres petits gibiers amuse-gueules encore tout frétillants et chauds… Cette scène onirique constituait ainsi sans doute les prémices de la première lueur philosophique de l’humain…
Hélas de nos jours, le romantisme a bien perdu de sa valeur... Ceux qui se prétendent romantique n'oeuvre en fait que dans le but d'amener une proie dans leur lit... Un retour aux sources donc... Retour au barbarisme...
Être romantique, ce n’est pas adopter une conduite prédéfinie, aller piocher dans un catalogue de codes stéréotypés, des comportements à adopter… Le romantique est avant toute chose un rebelle, un provocateur, un improvisateur né, quelqu’un à même de surprendre justement en cassant des dogmes et des règles prédéfinies…
Cela dépasse le cadre de la reproduction et de la sexualité... C'est même l'opposé... Il est faux de penser que le romantique est prisonnier de son ressentir, dominé par un hypothalamus totalitaire, sous l’emprise de pulsions qu’il ne peut pas contrôler comme un humain de base… C’est un être réfléchi en quête d’originalité... Car le véritable Amour est si rare de nos jours qu'il en est presque original...
Ne vous improvisez pas romantique... On l'est de nature... Ou pas... Il faut d'abord connaître la définition du verbe Aimer... Savoir faire passer l'autre avant tout... Avant les autres... Avant soi-même... Et tout faire pour le bonheur de cette personne... Quitte à donner notre vie...
Car l'Amour est une rose éternelle qu'aucune tempête ne peut rendre mortelle...
~Eyes Of Doom~